La voix off
Une voix ne fait pas que lire un texte
Avant de commencer à apprendre ce métier, je pensais comme beaucoup de gens que la voix off consistait surtout à avoir une belle voix et à bien lire.
J’ai découvert tout autre chose.
Derrière une voix qu’on entend dans une publicité, une vidéo, une narration ou un contenu corporatif, il y a une intention. Une façon de parler à quelqu’un. Une émotion à faire passer. Un rythme, des silences, une énergie.
Le texte est là, bien sûr. Mais la voix doit lui donner du sens.
C’est ce travail-là qui m’attire de plus en plus.
Trouver le ton juste
Un même texte peut être livré de plusieurs façons.
Il peut être chaleureux, rassurant, énergique, posé, complice, professionnel ou plus intime. Tout dépend du message, de la personne à qui il s’adresse et de ce qu’on veut lui faire ressentir.
C’est aussi ce qui rend la voix off si intéressante : il ne s’agit pas simplement de prononcer les bons mots.
Il faut comprendre ce qu’on dit, pourquoi on le dit et à qui on le dit.
Parfois, un petit changement de rythme suffit. Une pause mieux placée. Un sourire qu’on entend dans la voix. Une intention différente sur quelques mots.
Et tout à coup, le texte ne sonne plus comme un texte lu.
Il devient un message.
Une voix qui garde sa personnalité
Ma voix porte naturellement une couleur de par chez nous, plus précisément de Sainte-Félicité dans le comté de L’Islet.
Au début de ma formation, je me suis demandé si mon accent pouvait devenir un obstacle.
J’ai plutôt appris à mieux l’entendre et à comprendre qu’une voix peut s’adapter sans perdre ce qui la rend personnelle.
Selon le mandat, je peux travailler vers une livraison plus neutre ou plus standard, ou conserver davantage de ma couleur naturelle.
Pour moi, l’objectif n’est pas d’effacer ma façon de parler.
C’est de savoir l’utiliser au bon endroit et de la mettre au service du texte.
Le corps s’entend aussi
C’est une des découvertes qui m’a le plus surprise.
Même lorsqu’on ne voit pas la personne qui parle, son corps participe à ce qu’on entend.
La posture, le sourire, les gestes, la respiration, la façon d’articuler ou même la manière de bouger peuvent changer complètement une livraison.
Je l’expérimente régulièrement dans mes coachings : lorsque je cesse de réfléchir uniquement à la « technique » et que je laisse le corps accompagner ce que je veux dire, la voix devient souvent beaucoup plus naturelle.
C’est là que le travail d’interprétation prend vraiment tout son sens pour moi.
Des textes, des univers et des intentions différents
La voix off peut prendre plusieurs formes.
On peut l’entendre dans une publicité, une vidéo d’entreprise, une narration, du contenu éducatif, une présentation, un message destiné au Web ou encore dans l’univers des personnages.
Au fil de ma formation, je découvre ces différents univers et je commence aussi à voir ceux que j’aimerais éventuellement explorer davantage.
J’aimerais notamment avoir l’occasion de prêter ma voix à des projets de narration, de publicité, de contenu corporatif, de livres ou contes pour enfants, ainsi qu’à des personnages.
Chaque type de texte demande quelque chose de différent : une intention, une énergie, un rythme, une façon particulière de s’adresser à la personne qui écoute.
C’est justement cette variété qui m’attire.
Pour l’instant, je continue d’apprendre, d’expérimenter et de développer ma voix pour découvrir où elle pourra éventuellement trouver sa place.
Une voix qui continue d’évoluer
Je suis encore dans un parcours d’apprentissage et de perfectionnement, et je le fais volontairement sans cacher cette partie du chemin.
Chaque coaching, chaque texte et chaque enregistrement m’apprennent quelque chose de nouveau sur ma voix.
Je découvre ce qu’elle peut faire, ce qu’elle doit encore travailler et surtout comment mieux l’utiliser pour servir une histoire, un message ou une intention.
C’est exactement ce que j’ai envie de continuer à développer.




